Élections – Réponses des candidats sur 5 questions en lien avec la transition

Nous avons souhaité interpeller les candidats aux élections régionales et départementales des 20 et 27 mai 2021 sur 5 questions en lien avec la transition :
1/ Quelle est votre politique concernant la biodiversité et la transition, sous l’angle de l’agriculture ?
2/ Quelle est votre politique en faveur des mobilités alternatives ?
3/ Comment traiterez-vous la problématique des migrants sur notre territoire ?
4/ Avez-vous dans votre programme un volet concernant la jeunesse ?
5/ Alors que le choix du lieu d’implantation d’un nouvel EPR situé dans la Drôme se discute, quelle est votre position et quelle est votre politique concernant la transition énergétique ?

Voici leurs réponses par ordre d’arrivée dans notre boîte mail. Bonne lecture !

RÉGIONALES : L’ALTERNATIVE / Bernard CHAVEROT et Christiane CONSTANT, têtes de liste dans le nouveau Rhône avec Najat Vallaud-Belkacem

 1/ Quelle est votre politique concernant la biodiversité et la transition, sous l’angle de l’agriculture ?

La préservation de la biodiversité est au centre de nos préoccupations. Elle est le signal de la bonne santé de notre société. L’activité agricole doit être préservée également dans le respect de la ressource du sol et de l’eau. Les espaces agricoles doivent être des parties prenantes de la trame verte et bleue essentielle pour la biodiversité.

La Région doit mettre en place différents outils pour maîtriser le foncier et le redistribuer à des agriculteurs qui ont un projet agricole soucieux de la préservation de la biodiversité. Pas forcément besoin d’acheter des terres, d’autres moyens existent !

2/ Quelle est votre politique en faveur des mobilités alternatives ?

Dans les Monts du lyonnais, nous avons installé l’année dernière une station de BioGNV. Elle fonctionne au-delà de nos espérances et la COR envisage d’en créer une. La Région doit soutenir ce type d’initiative.

Afin de répondre à la question de la qualité de l’air, les solutions d’énergies alternatives aux énergies fossiles sont essentielles. L’offre en stations électriques, Gaz naturel Véhicules ou H2 est importante au cœur des territoires.

3/ Comment traiterez-vous la problématique des migrants sur notre territoire ?

Bernard CHAVEROT : Lorsque j’étais Maire de Montrottier j’ai accueilli des familles syriennes sur mon village de 1400 habitants. Aucun problème (pourtant le FN a fait des scores de 22%!). Cela nécessite de préparer leur arrivée en amont et de mobiliser tous ceux qui souhaitent donner un coup de main (et ils sont plus nombreux que l’on croit).

4/ Avez-vous dans votre programme un volet concernant la jeunesse ?

La Région se porte garante du premier emploi des jeunes (c’est notre programme !)

Mais au-delà de cela c’est tout le programme qui s’adresse aux jeunes: formation, mobilité, transition énergétique, maintien des services publics, santé…

5/ Alors que le choix du lieu d’implantation d’un nouvel EPR situé dans la Drôme se discute, quelle est votre position et quelle est votre politique concernant la transition énergétique ?

Nous aurons toujours besoin d’énergie. Pour pouvoir se passer de centrales nucléaires et donc d’EPR, il est nécessaire de faire 2 choses : réduire nos consommations, donc par exemple d’aider à la rénovation énergétique des logements (35% de la consommation totale); et de favoriser la production d’énergies renouvelables (ce que nos colistiers ont largement commencé à développer : territoire Tepos des Monts du lyonnais avec Bernard Chaverot, installation des premières éoliennes du Rhône à Valsonne avec Patrick Bourrassaut Maire de cette commune).

La réduction de la part du nucléaire est indispensable pour préparer la transition énergétique de demain. Pour cela, développer les Energies renouvelables (EnR) électriques et thermiques doit être au cœur de notre politique énergétique. La solution EPR n’a aujourd’hui pas fait ses preuves en France et poursuivre dans cette voie serait une erreur stratégique majeure et laisserait aux générations futures le soin de gérer la question des déchets.

RÉGIONALES : ENSEMBLE POUR NOTRE RÉGION / Cécile CUKIERMAN

1/ Quelle est votre politique concernant la biodiversité et la transition, sous l’angle de l’agriculture ?

Nous voulons initier une véritable stratégie alimentaire dans notre région. Une politique alimentaire qui assure aux paysans de vivre dignement et à tous une alimentation de qualité et accessible. Nous voulons permettre aux publics en précarité de bénéficier de produits frais et de qualité. Pour cela nous travaillerons à la relocalisation des productions agricoles en soutenant une politique en faveur du bio, et en accompagnant les reconversions et les installations d’exploitations en bio, mais surtout en critérisant les aides vers cette agriculture bio et paysanne et non vers l’agro-industriel ou l’agriculture destinée à l’export.

Aussi, nous souhaitons travailler à la mise en œuvre de circuits courts avec le secteur en utilisant nos cantines scolaires pour créer des emplois dans l’agriculture biologique et paysanne Nous voulons aussi travailler à l’installation des groupements d’achat pour les lycées pour relocaliser et améliorer la qualité de l’approvisionnement des cantines.

Enfin d’un point de vue plus général, nous souhaitons rétablir le soutien aux associations environnementales durement malmenées par la Région au cours des cinq dernières années.

2/ Quelle est votre politique en faveur des mobilités alternatives ?

Pour penser la mobilité, nous devons partir des besoins et de l’intérêt général et dans le respect de l’environnement et non en fonction de l’offre ou de l’intérêt particulier d’un petit nombre.

Pour cela nous voulons mettre en place des mesures immédiates pour les moins de 25 ans et pour l’ensemble des étudiants en visant la gratuité des transports en commun pour tous dans le cadre de la politique nationale pour le droit à la mobilité par des aides aux autorités organisatrices des transports urbains et péri-urbains. Toute notre stratégie doit être repensée, nous augmenterons les rotations des cars inter-urbains : 3 aller-retour par jour à minima. Nous mettrons en place la gratuité des parkings à proximité des gares sur présentation du titre de transport. Nous développerons avec les collectivités des transports alternatifs pour toutes les zones rurales, éloignées des TER (covoiturage, véloroute, navettes dans des lieux non desservis).

Nous créerons des agences de mobilités multiservices dans les bassins de vie pour favoriser la multimodalité, avec notamment un support de tarification universel et des offres groupées incluant train, autopartage, vélo, cars, accès aux réseaux de transports urbains), car nous devons aujourd’hui faciliter la multimodalité.

En termes économique nous soutiendrons par des subventions les associations d’écomobilité selon des critères d’actions réalisées pour la promotion de l’écomobilité, ou via des appels à projet. Et nous financerons la mise en œuvre et l’accompagnement de plans de mobilité inter-entreprises.

3/ Comment traiterez-vous la problématique des migrants sur notre territoire ?

Il convient de travailler avec les militants associatifs, les élus, les citoyens pour permettre l’accueil, l’accès aux droits aux migrants arrivant en France et dans notre région particulièrement car ce sont aussi des citoyens français et italiens qui continuent à organiser régulièrement des maraudes pour permettre aux réfugiés de survivre la nuit au col de Montgenèvre, et leur montrer le chemin aux migrants qui passent la frontière.

Je crois que la France doit rester ce pays d’accueil, nous devons préserver le droit à la circulation, l’accès aux droits pour une vie décente aux migrants, faciliter l’accès à la demande du droit d’asile, et nous devons sécuriser la migration pour ouvrir une perspective d’espoir et de changement.

4/ Avez-vous dans votre programme un volet concernant la jeunesse ?

Le programme relatif au jeune compte quatre grandes thématiques:

Sport/culture :

Nous financerons et soutiendrons la présence de l’éducation artistique et culturelle en milieu scolaire, des lieux d’enseignements artistiques, des bibliothèques et médiathèques, des dispositifs de médiation culturelle, d’espaces pour l’expression et la pratiques amateur dans tous ses états, de lieux et dispositifs de recherche, de création et de diffusion artistiques, des dispositifs d’insertion professionnelles pour les jeunes travailleurs de l’art et la jeune création. Aussi, nous dynamiserons les salles d’Art et d’Essai en leur réservant l’exclusivité des places cinéma jeune via la carte Pass’Région.

Nous l’avons vu durant la crise sanitaire, l’absence de sport à été mal vécu par les associations mais aussi par les pratiquants de ce fait nous paierons pour les jeunes leur licence 2021/2022 pour préserver le tissu associatif sportif et soutenir la pratique sportive.

Une carte Pass’Région renforcée:

Nous souhaitons faire évoluer la carte Pass’Région pour les élèves en lycée professionnel et en apprentissage afin de les pourvoir en fourniture scolaire (gratuité des équipements professionnels et scolaires pour tous). Aussi la carte sera lié à un abonnement transport en commun afin qu’il constitue une véritable aide à l’émancipation pour les jeunes. Enfin nous créerons un Pass’Région à destination des étudiants pour leur permettre d’avoir accès à la culture, au sport, à la santé et à une restauration scolaire de qualité à un coût raisonnable (pour accéder à des repas Crous moins chers ou de meilleure qualité).

Social/Santé:

La crise sanitaire a montré une nouvelle fois les carences sociales envers les étudiants, pour contrecarrer tout cela, nous soutiendrons massivement l’aide alimentaire pour les étudiants, en créant notamment des épiceries sociales et solidaires dans les sites universitaires, les cités universitaires et des établissements comme IUT, BTS, IFTS. Nous instaurerons la gratuité de la cantine scolaire pour les lycéens. Nous souhaitons offrir un accès pour tous les étudiants à un service de restauration au tarif du Crous à proximité de leurs lieux d’étude.

La question de la santé est aussi prépondérante nous proposerons davantage de prévention en communiquant de manière plus efficace auprès des jeunes sur la protection et les modes contraceptifs, nous nous assurerons également de la mise à disposition gratuite des protections menstruelles dans les lycées.

Concernant l’aide aux logements des étudiants nous soutiendrons la rénovation des Crous et des foyers pour les jeunes travailleurs, financerons la construction de logements Crous, la convention avec les bailleurs sociaux pour que dans le logement social soit prévu des logements pour les étudiants, aide et soutien à la colocation et à la sous-colocation.

Transports:

En plus des mesures immédiates de gratuité dans les transports, nous souhaitons favoriser les déplacements domicile-établissement à vélo avec des prêts ou locations longue durée de vélo pour les jeunes. Enfin, nous souhaitons développer des stationnements de vélo qualitatifs au sein des établissements et aux arrêts de cars interurbains.

5/ Alors que le choix du lieu d’implantation d’un nouvel EPR situé dans la Drôme se discute, quelle est votre position et quelle est votre politique concernant la transition énergétique ?

Concernant la transition énergétique nous estimons que les transports sont le principal émetteur de CO2. Dans ce cadre nous proposons un recours massif au rail (fret et transport de voyageurs), en somme une accélération du report modal de la route vers le rail mais aussi par le développement du trafic fluvial car nous avons la chance d’être traversés par le Rhône et ses affluents.

La rénovation thermique est aussi une nécessité dans la transition énergétique. Le rythme des rénovations urbaines est insuffisant, souvent en raison des difficultés financières rencontrées par les propriétaires et les bailleurs. Pour cela nous lancerons un plan investissement massif dans la construction de logements sociaux à partir de matériaux bio-sourcés. Plus généralement, nous lancerons un grand plan énergie autour de la consommation énergétique, du développement des énergies renouvelables et de la rénovation énergétique et soutenir un réseau d’entreprises partenaires qui œuvrent dans ce sens.

  • promouvant les EnR dans les bâtiments du Département (photovoltaîque, chauffe-eau solaires, chaufferies bois, compostage..)
  • soutenant les initiatives locales de développement des EnR en lien avec les groupements d’élus et de citoyens
  • modulant favorablement les aides du Département pour les projets « basse consommation ou de sobriété énergétique » portés par les communes (selon les possibilités techniques)
  • développant des actions de communication pour le grand public, en lien avec les structures existantes et en renforçant l’existant type ADIL

Lutter contre la précarité énergétique des ménages et isoler 100 % des logements sociaux, avant la fin du mandat, uniquement par des entreprises locales.

CANTON DE CREST : LA DROME EN COMMUN

1/ Quelle est votre politique concernant la biodiversité et la transition, sous l’angle de l’agriculture ?

Notre projet est :

  • agir pour le maintien et l’essor d’une agriculture paysanne en accompagnant l’installation, la transmission, la reconversion et la recherche de foncier pour le développement de structures à « taille humaine » ;
  • accompagner nos agricultrices et agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques : agriculture biologique, économie d’eau, filières de qualité, circuits courts, alternatives aux pesticides ;
  • accompagner les territoires dans leur projet de création de haies de bocage et de maintien des zones humides ;
  • préserver les terres agricoles en limitant et contrôlant l’artificialisation des sols ;
  • créer un fonds d’urgence pérenne pour aider nos agricultrices et agriculteurs à faire face aux aléas dramatiques du réchauffement climatique….

2/ Quelle est votre politique en faveur des mobilités alternatives

Nous souhaitons :

  • Renforcer le schéma départemental des pistes cyclables sécurisées ;
  • Affecter 20 % du budget des routes pour le développement des mobilités douces et réduire le tout voiture ;
  • Favoriser des liaisons douces vers les collèges permettant aux élèves de se déplacer à vélo ou à pied en toute sécurité ;
  • Aider à l’achat de vélos à assistance sous conditions de ressources ;
  • Favoriser un réseau de covoiturage, d’auto-stop, d’autopartage…

3/ Comment traiterez-vous la problématique des migrants sur notre territoire ?

Nous proposons de :

  • Participer à la coordination globale pour l’accueil des Mineurs Non Accompagnés dans la Drome et avoir un élu réfèrent départemental, dédié à cette question ;
  • Créer des lieux de vie, supplémentaires et alternatifs pour les Mineurs Non Accompagnés et éviter les mises à l’abri hôtelière sans suivi ;
  • Assurer des moyens supplémentaires financiers et humains à l’Aide Sociale à l’Enfance pour aider les familles, les jeunes en difficulté et les mineurs non accompagnés ;
  • Augmenter les moyens de la prévention spécialisée avec des éducateurs sur tous les territoires ;
  • Soutenir et accompagner les associations qui œuvrent pour l’apprentissage de la langue française

4/ Avez-vous dans votre programme un volet concernant la jeunesse ?

Concernant la jeunesse nous souhaitons :

  • Soutenir l’orientation et l’accès au premier emploi notamment en subventionnant à nouveau les Missions Locales pour les actions envers la jeunesse ;
  • Proposer une aide financière au permis de conduire ;
  • Expérimenter un revenu de solidarité pour les jeunes de 18 à 25 ans qui se retrouvent en très grande précarité ;
  • Renforcer le soutien aux associations et fédérations œuvrant auprès des enfants et des jeunes ;
  • Agir pour l’exemplarité de nos collèges : zéro gaspillage, alimentation bio et locale, actions de lutte contre les discriminations et le harcèlement en lien avec le Conseil départemental des jeunes, protections hygiéniques gratuites ;
  • Faciliter les bilans de santé, notamment pour les jeunes ;

5/ Alors que le choix du lieu d’implantation d’un nouvel EPR situé dans la Drôme se discute, quelle est votre position et quelle est votre politique concernant la transition énergétique ?

Concernant l’implantation d’un nouvel EPR nous n’y sommes pas favorables, car c’est une solution qui n’est viable ni écologiquement ni économiquement : les expériences de construction d’EPR en France comme à l’étranger ont montré que, contrairement à ce qui est avancé par ses défenseurs, les nombreuses incertitudes techniques qui entourent le fonctionnement des EPR, le coût important de son implantation et les longs délais de construction ne garantissent en aucun cas qu’il s’agit d’une source d’emploi stable et viable.

Nous souhaitons développer les énergies renouvelables et soutenir un mix énergétique public en :

  • promouvant les EnR dans les bâtiments du Département (photovoltaîque, chauffe-eau solaires, chaufferies bois, compostage..)
  • soutenant les initiatives locales de développement des EnR en lien avec les groupements d’élus et de citoyens
  • modulant favorablement les aides du Département pour les projets « basse consommation ou de sobriété énergétique » portés par les communes (selon les possibilités techniques)
  • développant des actions de communication pour le grand public, en lien avec les structures existantes et en renforçant l’existant type ADIL
  • Lutter contre la précarité énergétique des ménages et isoler 100 % des logements sociaux, avant la fin du mandat, uniquement par des entreprises locales.

RÉGIONALE : L’ÉCOLOGIE C’EST POSSIBLE

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